Annie Mapangou
La Coalition des candidats à l’élection du président de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT), en collaboration avec le Groupement des acteurs du football gabonais, a tenue un point de presse, ce samedi 18 avril 2026, dans la salle de conférence du Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE), située à l’avenue de Cointé, au Centre-ville.
Ce point de presse s’articule sur deux points clés, à savoir: la décision prise récemment par les autorités et la mise en place du Comité de normalisation par la FIFA.
Le président de la Coalition, Sylvestre Engohang Obiang a déclaré lors de ce point de presse que les élections devaient se tenir aujourd’hui même, le 18. «Le mandat en principe du comité exécutif de la fédération sortant a été échu le 16 avril, il y a deux jours, parce que ce mandat sortant a été élu le 16 avril 2022, et je me souviens bien de cette date, et ce comité a tenu son premier comité exécutif à Lambaréné au soir du 16, donc c’était l’effectivité du début de ce mandat. Ce mandat est arrivé à son terme le 16 avril dernier. Leur mandat n’existe plus. La coalition, pour le salut du football gabonais prend acte avec satisfaction de la décision des autorités gabonaises de suspendre le processus électoral, initialement prévu ce jour. Nous sommes le 18.»
Ainsi, la Coalition a saisi cette occasion pour adresser ses sincères remerciements au président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, sans oublier l’ensemble des membres du gouvernement pour cette décision que la Coalition trouve courageuse.
Pour le président de la Coalition cette suspension confirme ce que son regroupement n’a cessé de porter depuis plusieurs semaines. «Le processus électoral tel qu’il était organisé ne réunissait pas des conditions minimales de régularité, de transparence et de légitimité requises par des textes de la FEGAFOOT, par les textes des statuts de la FIFA, de la CAF et les lois de la FEGAFOOT.»
Selon Sylvestre Engohang Obiang, la mise en place immédiate du comité de normalisation en vue d’éviter les évènements passés tels qu’en 2013.
«Nous avons connu cette situation en 2013. Nous avons ici les archives de la FIFA. Nous avons reçu en son temps une lettre de zurich de la FIFA, le 18 janvier et le 28 janvier 2013. Il dit à la fin que sachant, le mandat du comité exécutif actuel est en principe échue dans la situation que je viens de vous parler nous vous prions de bien vouloir nous informer au plus vite de la méthodologie que la FIFA pense mettre en œuvre et la date envisagée pour l’élection des prochains dirigeants.
«La FIFA, en date du 8 avril, le même mois actuel. Cette lettre s’adresse au secrétaire général. Il dit au secrétaire général, nous vous prions de gérer de façon transitoire la FEGAFOOT jusqu’à la mise en place du comité de normalisation qui aura alors toute la prérogative et obligation qui sont dévolues statutairement au comité exécutif. Nous sommes sûr vraiment de cette voie. »
Donc, la gestion des affaires courantes de la FEGAFOOT est actuellement assurée par le secrétaire général de la FEGAFOOT, jusqu’à la mise en place du Comité de normalisation dont je venais de vous rappeler que la coalition appelle de tous ses vœux. Ça ne s’arrête pas là.
Dans la continuité des faits relatés, le président de la Coalition a rappelé: «Toujours dans les précédents de la FIFA, on a une lettre qui date du 16 avril 2013. C’est-à-dire le 8 avril, la FIFA a demandé à ce que le secrétariat assure les affaires courantes jusqu’à la mise en place de la normalisation. Quelques semaines après, je dirais, le 16 avril, la FIFA procède à la nomination du comité de normalisation. »
Pour ces membres, ils supposent que la même procédure va être appliquée.
La Coalition note que si contre toute attente, elle apprend que le Comité de normalisation a été mis en place, et que malgré cela le président et son comité y siègent encore, les membres de la Coalition seront emmenés à convoquer la presse, pour publier les mesures qu’ils prendront, à cet effet suite à l’usurpation au sein des locaux de la Maison d’Owendo.


