Le Ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany (à gauche) et le Maire, Eugène M’ba, lors de la signature de l’Accord-Cadre.
Par Annie Mapangou
« … L’histoire des politiques publiques nous enseigne que les territoires les plus dynamiques sont ceux qui ont su bâtir des alliances solides entre l’État central et les collectivités locales », a indiqué Paul Ulrich Kessany, ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative.
La Mairie centrale a servi de cadre à la cérémonie de signature de l’Accord-Cadre de collaboration entre le Ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, et la Mairie de Libreville. Ce sont les deux responsables de ces institutions, Paul Ulrich Kessany, d’une part, et Eugène M’ba, d’autre part, qui ont validé ce document, en présence de leurs proches collaborateurs.
Cet Accord-Cadre s’inscrit dans la dynamique de la mise en œuvre des lois relatives à la décentralisation et aux transferts progressifs des compétences de l’État vers les collectivités locales.
Le Ministre a expliqué que, dans ce contexte, son département ministériel entend accompagner la Mairie de Libreville dans l’exercice des compétences qui lui sont transférées, notamment dans les domaines de la jeunesse, du sport, de la culture, des arts et de la vie associative.

« Le présent accord permettra notamment de développer des programmes communs en faveur de l’encadrement de la jeunesse, de promouvoir la pratique du sport pour tous, de valoriser le patrimoine culturel et artistique, d’accompagner les associations locales, d’améliorer la gestion des infrastructures socio-culturelles, sportives et de loisirs, et de renforcer les capacités des acteurs intervenant dans le domaine communal », a déclaré le Ministre. Il a également invité, à cet effet, l’ensemble des administrations concernées à veiller à la mise en œuvre diligente des engagements contenus dans cet accord.
Pour le Maire de la capitale, Eugène M’ba, cet Accord-Cadre consacre un partenariat privilégié entre l’État et sa capitale.
Eugène M’ba a fait savoir qu’à travers cet Accord-Cadre, la commune s’engage à assumer avec responsabilité les missions qui lui sont transférées, pour une gestion de proximité qui permettra de mieux répondre aux attentes de ses concitoyens, notamment des jeunes, des associations, des artistes et des acteurs du mouvement sportif.
Le Maire de la Commune de Libreville n’a pas manqué de dévoiler l’ambition de cette convention : « Notre ambition est de faire de Libreville une ville où les infrastructures sportives sont mieux entretenues, où les activités culturelles sont davantage valorisées, où les talents artistiques sont accompagnés et où les associations trouvent un partenariat institutionnel à leur écoute. »
Cependant, le Maire reconnaît que les collectivités locales ne disposent pas encore, dans leur ensemble, de toutes les capacités techniques, humaines, matérielles et financières nécessaires pour assurer immédiatement et de manière optimale l’ensemble des missions qui leur sont transférées.
Notons que ce partenariat prendra corps dès la semaine prochaine, à l’occasion de la Fête des cultures, organisée conjointement par le Ministère et la Mairie de Libreville.
« Cet événement constituera ainsi le premier acte visible de ce partenariat stratégique. La Fête des cultures démontrera que lorsque l’État et les collectivités territoriales unissent leurs efforts, les résultats sont immédiats, tangibles et directement perceptibles par les citoyens », a précisé Paul Ulrich Kessany.


