Carin Fred Landou, le coordinateur général du Corporate Championship, optimiste pour la suite.
Propos recueillis par Aryse Nguema
Trois semaines après le coup d’envoi de la cinquième édition du Corporate Championship de la Grande Pharmacie des Forestiers, le tournoi franchit un cap décisif. Carin Fred Landou, coordinateur général de cette compétition qui réunit les équipes des grandes entreprises gabonaises, dresse un bilan positif des trois premières journées. Le moment est venu d’accélérer vers la phase éliminatoire directe.
Les équipes en tête émergent du lot
Après la troisième journée disputée le samedi 22 août 2026, les hiérarchies se dessinent. Clean Africa, AS Trésor et Setrag se détachent déjà du peloton et s’orientent vers une qualification pour la phase éliminatoire directe. Ces trois entreprises dominent la compétition et se placent en position de force avant la conclusion du tour de poules.
«Plusieurs équipes se démarquent déjà, notamment Clean Africa, AS Trésor, Setrag, qui ont déjà un pied dans la phase suivante», explique Landou. À l’inverse, des formations comme Sobraga ont su remonter la pente et conservent des chances de qualification. Reste une journée décisive – la quatrième journée – programmée le samedi 29 août. Elle déterminera le tableau final et fermera définitivement la phase des poules avant les éliminatoires.
L’épineuse question des photos des joueurs
Un seul accroc a troublé ces trois premières journées : le délai de transmission des fiches photos des joueurs par les entreprises. Landou ne le cache pas. «Il y a eu un léger retard au niveau de la mise à disposition de certains documents, notamment les photos des joueurs.» Une nouvelle plateforme numérique devait faciliter cette tâche et permettre à chacun – grand public, sponsors, entreprises concurrentes – de connaître les visages derrière les maillots.
Le coordinateur général du tournois (à droite) et son président du comité d’organisation.

Plusieurs entreprises n’ont pas encore prêté au jeu. Mais le coordinateur reste confiant : lors de la phase éliminatoire directe, avec un nombre d’équipes réduit, le rattrapage s’opérera naturellement. «L’idéal, c’est d’avoir les photos de toutes les équipes qualifiées. En tant qu’organisateurs, nous devrions imposer cela pour une bonne lisibilité », affirme-t-il.
Le soutien des dirigeants galvanise les troupes
Sur le terrain, l’engagement des entreprises prend une belle tournure. Plusieurs directions générales se sont mobilisées pour soutenir leurs équipes. L’ADG de Clean Africa a été aperçu dans les tribunes, encourageant ses joueurs. Le directeur général de l’EDG assiste régulièrement aux rencontres. Plus remarquable encore : le ministre des Sports a pris part aux matchs de son propre département ministériel, donnant le ton.
«Quand un DG se déplace, toute l’équipe l’accompagne», souligne Landou. Cette dynamique, au-delà des efforts de communication menés par les organisateurs, crée une ambiance collective salutaire. Et c’est loin d’être terminé. «Lors des phases éliminatoires directes, les stades seront bondés de monde», prédit le coordinateur avec optimisme.
Les réserves oubliées, l’esprit du fair-play préservé
Surprise: aucune réserve n’a été confirmée jusqu’à présent. Quelques contestations ont bien émergé, essentiellement liées aux couleurs des maillots. Une équipe arrivée avec les mêmes teintes que son adversaire a d’abord demandé que l’autre porte sa tenue de réserve. Mais une fois la deuxième série de maillots trouvée, les tensions se sont dissipées. «À ce jour, nous n’avons reçu aucune réserve. Les procès-verbaux des premières journées n’en font pas mention, et aucune commission technique ne s’est réunie», confirme Landou.
Alors qu’approche la dernière journée de phase des poules, le coordinateur aspire à une poursuite sur cette lancée. «Espérons que nous puissions continuer sur cette dynamique, que les équipes jouent le jeu et fassent preuve d’esprit de fair-play, malgré quelques échauffourées. C’est l’esprit du football.»
L’équipe du ministère des Sports montre l’exemple, en alignant souvent son Chef.


