Par Jean-Marie Mboumba
Le samedi 1er août au matin, dans la zone de contournement d’Okala, une scène insolite s’est déroulée : des salariés en costume-cravate ont enfilé des bottes, saisi des pelles, et se sont lancés dans une bataille amicale contre l’érosion côtière. Bienvenue à la « Mangrove Day », le coup d’envoi d’une cinquième édition du Corporate Championship placée sous le signe de la responsabilité.
Replanter pour respirer
Autour des palétuviers à planter, les participants – venus des grandes entreprises du pays – ont enfilé les gants avec sérieux. L’objectif est clair : restaurer ce que l’homme a progressivement détruit, ces mangroves essentielles qui retiennent l’eau des tempêtes et abritent la vie marine.
« C’est plus qu’un symbole », explique Matthieu Beng, le coordinateur général qui pilote cet événement depuis le début. « Replanter la mangrove, c’est empêcher les inondations. C’est aussi préserver notre environnement, notre biodiversité. Cette année, nous avons choisi de placer la RSE au cœur du tournoi, pas seulement en paroles, mais en actes.
La Cheffe de service Communication de Sobraga, Edna Kengue (1) et le président du Comité d’organisation du Corporate (2).

Du terrain à la passion
À côté des pelles qui s’enfoncent dans la terre, les discussions vont bon train. Car l’enjeu, finalement, est double : montrer que les entreprises peuvent être des actrices de changement, tout en créant du lien entre elles.
« Depuis plusieurs années maintenant, Sobraga a choisi d’être une entreprise vraiment citoyenne », confie Edna Kengue, en essuyant son front. « Nous ne parlons pas seulement de protection de l’environnement dans nos bureaux climatisés. Nous sommes là, dans la mangrove d’Alibadeng, à nous salir les mains. C’est notre responsabilité. »
De son côté, Eunice Marcy Nse Ndong, du RGEDD, apprécie l’élan collectif : « Ce qu’on aime, c’est que les entreprises ne restent pas isolées dans leurs bulles. Elles collaborent, elles échangent. Et surtout, elles agissent concrètement pour le climat – ce reboisement, c’est du carbone bleu, c’est de la vraie lutte contre le réchauffement. »
Et puis il y a le football
Bien sûr, il ne faudrait pas oublier ce qui a donné son nom au tournoi. Dans une semaine, le 8 août, c’est sur les pelouses du complexe de Sibang que les équipes entreront vraiment en compétition. Les ballons rouleront, les cris de passion retentiront.
Aubin Kendza, capitaine de l’équipe de la Banque EDG, attend ce moment avec impatience : « Nous sommes là avant tout pour cette journée RSE, pour montrer notre engagement. Mais oui, nous avons aussi hâte de faire tourner le ballon ! C’est l’essence du Corporate Championship : unir les gens autour de valeurs communes. »
Car au final, c’est peut-être ça l’histoire : un tournoi de foot qui n’oublie jamais que gagner sur le terrain, c’est bien. Mais remporter aussi la bataille pour l’environnement, c’est encore mieux.
Eunice Marcy Nse Ndong du RGEDD (1) et Aubin Kendza d’EDG (2).


