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A la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), l’on s’apprête à organiser visiblement une élection non conforme et irrégulière, avec des électeurs, pour certains, qui n’existent pas aux yeux de la loi.
Entre clubs fantômes, du point de vu administratif et règle qu’on découvre, coup après coup, le football gabonais offre une nouvelle saison où, le vrai match se joue désormais hors du terrain et où l’arbitre pourrait bien être le ministre des sports, Paul Ulrich Kessany.
A l’approche de l’élection du futur président de la Fégafoot, un climat délétère s’intensifie autour de la Fégafoot, entre exigence légales et soupçon d’irrégularité dans le processus électoral semble aujourd’hui au cœur d’une controverse majeur interpelant directement le ministre des Sports, en tant qu’autorité de tutelle et de contrôle d’instances sportives.
Mais que se passe-t-il réellement? Après investigation dans le «marengo-footballistique» et à la suite t’entretiens entre plusieurs cadres du ministère des Sports, il ressort que le ministre des Sports serait opposé en l’état, pour l’organisation de cette élection. car de nombreux clubs de football enregistrés pour participer au scrutin, ne disposeraient pas des agréments techniques, ni de récépissé provisoire ou définitif, comme l’exige la loi.
Pour remédier à cette situation, le ministre des Sports, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, devrait mettre en place un guichet unique, pour faciliter la régularisation des situations des clubs de football, en délicatesse avec la loi, afin de leur permettre d’être en règle avec la loi applicable en République gabonaise.
Selon des sources concordantes, au regard de la loi n° 33/2020 portant orientation de la politique nationale en matière du sport ; de la loi n°35/62 relative aux associations, ainsi que du Décret n°0447 encadrant la proposition du sport par l’Etat, le ministre du Sport, Paul Ulrich Kessany, pourrait exiger que la majorité des clubs de football appelés à participer au vote, obtiennent préalablement leurs agréments techniques et leurs récépissés administratifs, valides avant la tenue du scrutin à la Fégafoot.
Mais que dit réellement la loi sur les organisations sportives? Au regard de la loi, la capacité juridique des associations est conditionnée par leurs régularités administratives. Toute entorse à cette règle pourrait invalider le processus électoral. Le corpus juridique en vigueur vise à garantir la transparence et la légalité du processus électoral, dans les instances sportives.
Dans ce contexte, le ministre des Sports, en cas de non-respect des exigences légales, constater l’irrégularité de l’élection du prochain président de la Fégafoot.
Pour aider les clubs de football en situation d’irrégularité, un guichet unique devrait être mis en place, conjointement avec le ministère de l’Intérieur, afin de les accompagner. Sous les très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, les autorités entendent impulser une refondation de l’écosystème du football gabonais, fondée sur les respects stricts des lois et des standards internationaux.
Un message clair est ainsi adressé aux acteurs du football national : nul n’est au-dessus de la loi! Toute tentative de passage en force, en dehors du cadre légal, risquerait d’aggraver une crise déjà profonde.
Plus que jamais la restauration du football gabonais passe par la rigueur, la transparence et le respect des règles.


