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Retraité depuis quelques mois, Daniel Cousin ne s’est pas pour autant éloigné de l’équipe nationale du Gabon. L’ex-attaquant vedette des « Panthères » est devenu leur manager général. Une fonction qui lui plait et qui lui donne envie de devenir entraîneur.

De notre envoyé spécial à Bata,

En l’espace de quelques mois, Daniel Cousin a changé de sphère. Celui qui était encore l’attaquant de l’équipe du Gabon est devenu le manager des « Panthères ». Un nouveau rôle que l’ex-vedette du football gabonais savoure encore plus après une victoire 2-0 de ses protégés face au Burkina Faso, ce 17 janvier à Bata, au premier tour de la CAN 2015. Même si ce match l’a rendu un peu nostalgique. « J’avais des fourmies sur le banc, pendant la rencontre, sourit-il. Mais il faut savoir laisser la place aux jeunes. J’ai bientôt 38 ans. Je ne pouvais pas continuer à faire de l’ombre à certains joueurs. Je pense que j’ai fait le bon choix ».

Du mal à raccrocher

Daniel Cousin a eu bien du mal à prendre sa retraite internationale. Il défendait encore les couleurs gabonaises lors du Championnat d’Afrique des nations 2014 en Afrique du Sud. Cette dernière expérience a toutefois convaincu l’ancien joueur du Mans et de Lens (France) de raccrocher. « Ce poste de manager, c’était la transition adéquate, assure-t-il. Je sais que beaucoup de joueurs ne savent pas trop quoi faire après leur carrière. Ils se cherchent un peu. Moi, j’ai eu cette opportunité-là. »

Ce poste lui a permis de garder un pied en équipe nationale, tout en lui offrant de nouvelles perspectives. « Au quotidien, je m’occupe de toute la logistique, de l’organisation, détaille l’intéressé. Je fais également le lien entre les joueurs et le staff, la fédération et le ministère des Sports. Je m’entraîne aussi avec eux. Enfin, je suis souvent avec le sélectionneur (Jorge Costa), parce que je veux qu’il soit dans les meilleures conditions ».

Didier Ovono, gardien de but des « Panthères », apprécie en tout cas la présence de son ex-partenaire dans l’encadrement. « C’est une bonne chose pour Daniel, souligne-t-il. Je pense qu’il méritait ce poste-là. Il a vraiment été un des joueurs emblématiques du Gabon. L’avoir pour manager, c’est vraiment une chance ». Ovono ajoute : « Daniel nous apporte son expérience. Je pense qu’avoir un manager qui a longtemps joué avec nous, ça nous donne davantage de confiance. Il fait office de relais auprès de la direction. L’équipe progresse beaucoup avec ses conseils. »

L’envie d’entraîner

Et Daniel Cousin n’hésite pas, dès que possible, à renfiler son short et son maillot, pour donner un coup de mains. « Il a un peu de mal à lâcher les crampons, s’amuse l’attaquant Frédéric Bulot. Il s’entraîne avec nous de temps en temps. Il est très proche de nous ». Cousin confirme. « Je joue encore un petit peu. Quand le coach a besoin de moi, je participe aux séances. Ça me permet de me maintenir encore un peu en forme », s’amuse-t-il. De fait, Daniel Cousin n’a plus son corps d’athlète… « Il est un peu gourmand, Daniel, rit d’ailleurs Frédéric Bulot. Il mange la vie de la même manière que nous on dévore nos matches ».

Daniel Cousin a également faim de nouvelles expériences. Il aimerait devenir entraîneur prochainement : « J’ai appelé l’UNFP (l’Union nationale des footballeurs professionnels de France, Ndlr). Leur formation commence en novembre. Je dois faire un stage de cinq semaines à Paris. Je vais voir si j’ai le temps. Mais, en tout cas, c’est dans mes plans. » Il conclut : « J’apprends aux côtés de Jorge Costa (le coach du Gabon, Ndlr). Quand ce sera le bon moment, je me mettrai sur le marché. Mais pour le moment, je suis manager et j’apprécie mon boulot. »